La situation du terrorisme au Burkina Faso
Depuis 2015 le Burkina Faso est la proie des terroristes. Il est l’un des pays les plus touchés dans le monde après le Mali et le Niger. Des attaques récurrentes sont enregistrées. Selon le Global Terrorism Index (GTI), le pays a connu une intensification dramatique des attaques, principalement perpétrées par des groupes djihadistes. Cette montée de la violence a entraîné des conséquences humanitaires et sécuritaires majeures.
Évolution annuelle du terrorisme
De 2020 à 2021, les attaques se sont multipliées,
notamment dans les régions du Nord et de l’Est. Les groupes armés terroristes ciblent les
civils, les forces de sécurité et les infrastructures, provoquant des
déplacements massifs de populations vers la capitale et les centres urbains.
En 2020, le Burkina occupait la 6ème place
des pays les plus touché par le terrorisme avec une moyenne de 7,65 selon le Global Peace Index. En effet le 4-5 juin 2021 dans la province du
Yadgha à Solhan des assaillants ont attaqué le poste des Volontaires pour la
défense de la patrie (VDP) ; le 14 novembre 2021 les djihadistes ont
attaqué une garnison isolée à Inata dans la province du Soum causant une grande
perte pour les forces de sécurité burkinabè. D‘autres attaques, comme celles de
Markoye qui se sont déroulées le 4 août 2021 et qui ont visé plusieurs
localités autour de Markoye entraînant des pertes humaines et des destructions
matérielles.
L’instabilité politique a été marquée par deux coups
d’État, en janvier et septembre 2022. Des événements qui ont affaibli la
réponse sécuritaire face aux groupes terroristes, qui ont intensifié leurs
offensives.
Cependant la réorganisation de l’armée et des Volontaires
pour la défense de la patrie, ainsi que l’acquisition des équipements adéquats
permettent à ce jour des contre-offensives pour assurer la reconquête des
parties du pays occupés par les factions djihadistes.
Malgré tout, des hordes de terroristes s’acharnent sur
les populations et les militaires. On note le massacre de Seytenga survenu le
12 juin 2022 considérée comme l’une des plus meurtrière de l’année 2022 avec environ 86 morts, ensuite, l’attentat
de Namsiguia dans la province du Bam qui a eu lieu le 9 août 2022, marquée par
deux explosions qui ont ciblé un convoi militaire. Il y a également l’attaque
de Barsalogho. Cette attaque a été suivi
d’une contre-offensive des forces armées burkinabè.
En 2023 le Global Terrorism Index a enregistré plus de 8
000 décès liés au terrorisme, soit une augmentation de 137 % par rapport à
l’année précédente. Le Burkina Faso est le pays le plus impacté par le
terrorisme, représentant près d’un quart des décès mondiaux.
Les attaques terroristes survenues en 2023 sont entre
autres : l’attaque de Koumbri du 4 septembre 2023 qui a ciblé une position
militaire entraînant ainsi de lourdes pertes parmi les forces de sécurité environ 30 personnes ont été bléssées, il y
a l’attaque de Zaongo survenu le 5 novembre 2023 et celui Djibo le 26 novembre
2023.
L’année 2024 a été marquée par des attaques
particulièrement meurtrières. En août, plus de 100 civils creusant des
tranchées défensives ont été tués à Barsalogho. Il s’agit de l’attaque la plus
meurtrière de l’histoire du Burkina Faso.
Quelques-unes des attaques sont revendiquées par des groupes djihadistes connus tandis que d’autres ne le sont pas. Les modes opératoires sont multiples et divers. Des attaques qui visent les bases militaires, tandis que d’autres visent les villages par des pillages, vols de bétails et de massacres des hommes vaillants parmi la population.
Conséquences humanitaires et sécuritaires
Cette situation a pour conséquences directes les déplacements des populations. Plus de 2 millions de personnes ont été déplacées, représentant environ 10 % de la population.
L’éducation est une des cibles préférées des
attaques terroristes. Environ 4000 écoles des zones affectées sont fermées, privant
de milliers d’enfants d’éducation.
L’insécurité a limité l’accès à la terre et perturbé les
marchés, exacerbant l’insécurité alimentaire.
La situation sécuritaire réduit les déplacements des
populations, le tourisme et des activités économiques.
Les nouvelles autorités, conscientes des conséquences
développement des initiatives et mettent en place des plans d’urgence pour
soulager la souffrance et renforcer la résilience des populations. La situation
reste préoccupante, car plusieurs secteurs socio-économiques sont durement
impactés.
Voici quelques données du Global terrorism index sur la période 2020-2024:
Infogramme



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