Immersion dans l'univers d'une jeune commerçante de beauté

Le marché de Pissy à Ouagadougou


Ce 14 avril 2026 nous nous sommes rendu au marché de Pissy à Ouagadougou. Une jeune femme s'est imposée depuis sept ans dans le commerce de produits de beauté. Elle y vend des mèches pour les coiffures, des bayas pour embellir les hanches, tout en proposant des services comme la pose de faux ongles et la réalisation de tatouages au henné. À travers son activité, elle cherche à gagner sa vie tout en contribuant à valoriser la beauté féminine.

Il est 9h45, lorsque nous arrivons sur les lieux pour aller à sa rencontre, au cœur du marché de Pissy. Le marché de Pissy s'éveille déjà dans un tourbillon de sons et de couleurs. Sous un soleil encore doux, les allées se remplissent peu à peu. Les vendeurs interpellent les passants, les motos zigzag entre les étals, et une odeur mêlée d'épices, de fruits frais, de viande et de poisson frais flottent dans l'air. Ici, chaque coin raconte une histoire, chaque visage porte une énergie. 

Installée derrière son étal soigneusement arrangé, elle attire le regard. Des mèches de différentes couleurs pendent comme des rideaux, tandis que des colliers de bayas sont disposés avec soin. Sur une petite table, des vernis, des pinceaux et des cônes de henné témoignent de ses autres activités. Depuis sept ans, Chikita ZAMPALIGRE exerce ce métier avec passion. 

Chikita ZAMPALIGRE, commerçante au marché de Pissy

" Je fais la vente des produits de beauté parce que ça m'intéresse...", confie Chikita ZAMPALIGRE


Les mèches en exposition 

Autour d'elle, les clientes ne manquent pas. Certaines s’arrêtent pour toucher les mèches, d'autres demandent des conseils sur les couleurs ou les styles de coiffure. Les bayas, ces perles colorées portées autour des hanches, attirent aussi beaucoup d'attention des jeunes filles. Symbole de féminité et de séduction, ils sont très demandés.

"Les jeunes filles aiment se faire belles. Pendant les fêtes de fin d'année elles sont nombreuses à venir chez moi", Explique-t-elle en souriant. 


Les faux ongles en exposition

Mais son activité ne s'arrête pas à la vente. Assise sur un petit tabouret, elle pose des faux ongles à ses cliente. ZAMPALIGRE met aussi du henné une pratique, très répandue en Afrique surtout chez les musulmanes, réalisée à partir d’une plante naturelle connue pour ses propriétés colorantes.

Le henné, appliqué avec délicatesse, dessine des motifs fins sur la peau. C'est un art, mais aussi une tradition. 

"Beaucoup de femmes viennent pour des événements comme les mariages ou les fêtes", dit-elle.

Le marché continue de vibrer autour d'elle. Les cris des vendeurs de légumes se mêlent aux discussions animées des clientes. Chaque cliente repart avec un sourire, parfois un conseil, souvent une envie de revenir.

Après sept ans d'activité, elle connaît bien ses clientes et leurs attentes. Elle a su s'adapter aux tendances tout en gardant une touche traditionnelle.

Son parcours est aussi une preuve de détermination. Dans un environnement où la concurrence est forte, elle a su se démarquer par son savoir-faire et sa proximité avec les clientes. Pour elle, ce commerce est plus qu’un simple travail, c'est une passion et une source de fierté. Alors que le soleil monte dans le ciel et que le marché devient de moins en moins animé, elle est souriante et garde toujours le même enthousiasme. 

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